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2 juillet 2006 7 02 /07 /juillet /2006 11:22
(AFP) - Le sélectionneur de l'équipe de France de football Raymond Domenech a évoqué le match exceptionnel de Zidane après la qualification contre le Brésil (1-0) en quarts de finale du Mondial-2006, mais a insisté: "Ce n'est pas Zidane et les autres, c'est Zidane parmi les autres".


Q: Avez-vous le sentiment d'avoir gagné la bataille tactique?


R: "Pour jouer le Brésil, il faut savoir défendre. La priorité est de bien quadriller le terrain, être organisés. On ne peut pas aller au combat chacun dans son coin contre le Brésil. Et puis surtout, l'autre côté, c'était leur poser des problèmes. On a su défendre mais aussi les inquiéter. Mais il n'y a avait pas un plan anti-Ronaldinho. Il y avait une stratégie pour jouer contre le Brésil, pas contre un joueur en particulier. Maintenant, c'est le Portugal, une équipe qu'on respecte énormément. C'est une équipe pas facile à jouer, qui sait casser le rythme."


Q: Un mot sur le match énorme de Zidane...


R: "C'est Zidane... Cela a l'air de vous surprendre, nous non. On sait le plus qu'il apporte. Mais il y a aussi Vieira, Makelele, Henry, tous les défenseurs, je peux vous citer les quatorze qui ont joué, et même ceux sur le banc, parce que c'est important d'avoir tout un groupe qui soutient l'équipe. Ce n'est pas Zidane et les autres, mais Zidane parmi les autres. Il sait qu'il va s'arrêter, alors il veut tout jouer au maximum. Il n'y a plus de calculs. Chaque moment est le dernier. Mais c'est ce qu'on dit à chaque joueur: imaginez que c'est le dernier match et jouez-le à fond. Lui le fait naturellement maintenant."


Q: Vous voilà en demi-finales. Quel est votre sentiment?


R: "Ce soir, j'ai joué 92 minutes à fond, sans me relâcher, j'ai taclé, couru, défendu, et surtout regardé quels pouvaient être les problèmes que pouvaient nous poser les Brésiliens. J'ai fait le match. Mais mon sentiment, c'est le 9 juillet (date de la finale à Berlin). On a un objectif, une volonté. Le Brésil, c'était une étape, excitante, géniale, tout ce qu'on veut, mais cela ne doit être qu'une étape. Ce n'est pas +cocorico+. Notre objectif, depuis le début, est de faire vibrer les spectateurs français. On a envie que ça dure. Je ne dirais pas que c'était programmé, mais on était là pour ça, on savait qu'il fallait des matches à répétition pour que cette équipe s'épanouisse."

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