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Lundi 26 juin 2006

Zinédine Zidane, que le quotidien madrilène Marca veut envoyer à la retraite à l'issue du huitième de finale France-Espagne, mardi soir à Hanovre, va de son côté tout faire pour mettre les Espagnols en vacances.

Ce choc royal entre voisins laissera sur le carreau un grand déçu, que ce soit une "Furia roja" qui a séduit la planète par son jeu léché, ou une équipe de France qui tournerait définitivement la plus belle page de son histoire avec le départ de Zidane et de quelques autres.

"Zizou", qui a vécu du vestiaire de Cologne la qualification aux dépens du Togo (2-0), revient avec une motivation décuplée par le désir d'étirer pour quelques jours encore sa vie de footballeur.

Cette équipe de France a tant lié son destin à celui de sa génération 1998, celle des Zidane, Thuram et Makelele, qu'elle entrera forcément sur la pelouse en songeant qu'il s'agit peut-être de la dernière Marseillaise de son capitaine emblématique.

Sans être aussi abrupts que Marca, les joueurs ibériques et leur sélectionneur Luis Aragones ne cachent pas leur désir d'envoyer Zidane sa retraite madrilène. Et même si elle n'a jamais battu la France en match officiel (1 nul, 4 défaites), l'Espagne sait qu'elle en a les moyens après un premier tour où elle a beaucoup joué et beaucoup marqué (8 buts).

"J'ai une très grande confiance en mon équipe. Les joueurs croient vraiment", affirme Aragones, pour qui toutefois "c'est maintenant que commence le Mondial".

Avec des titulaires qui n'ont pas ou peu joué le troisième match contre l'Arabie saoudite (1-0), l'Espagne peut aussi compter sur sa fraîcheur, alors que la France a tremblé jusqu'au bout pour arracher sa place en huitièmes.

Autant dire que les Espagnols vont faire courir les trentenaires bleus derrière la balle, avec leurs redoutables milieux Xavi et Xabi Alonso.

A l'entraînement, Fabregas et Raul ont joué avec les titulaires. Info ou intox ? Domenech pense qu'Aragones a brouillé les cartes. Quoi qu'il en soit, avec Torres et Villa, les Espagnols disposent d'une redoutable force de frappe.

Au moral au beau fixe des Espagnols, les Bleus, qui ont chassé les démons de 2002 en passant le premier tour, comptent bien opposer leur solidité défensive. Avec le retour d'Abidal, Domenech alignera une défense qui n'a jusqu'ici pas tremblé. Elle devra toutefois se méfier des coups de pied arrêtés, son point faible, d'autant que l'Espagne excelle dans ce secteur.

Une question subsiste : avec le retour de Zidane, Domenech reviendra-t-il au système à un seul attaquant (Henry) utilisé contre la Suisse (0-0) ou la Corée du Sud (1-1) ou conservera-t-il les deux pointes (Henry-Trezeguet) du dernier match ? Réponse juste avant le coup d'envoi puisque le sélectionneur, contrairement à ses habitudes, ne dévoilera son équipe qu'au dernier moment.(afp)

par YvY publié dans : Actualités - Coupe du monde
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