Willy Sagnol
Après sa prestation décevante contre la Corée, on attendait beaucoup du Munichois pour apporter le danger sur son côté droit. Une mission qu’il n’a remplie que par intermittence, alternant très bons centres et d’autres beaucoup plus approximatifs. Un bilan offensif moyen donc, qui contraste avec sa performance défensive impeccable, notamment lorsqu’il se jeta avec abnégation pour contrer une frappe de Kader à l’entrée de la surface.
Lilian Thuram
Pour sa 117e sélection, le Turinois a réussi une prestation très correcte, même si Adebayor et Kader, dans des registres différents, lui ont posé de nombreux soucis. Le seul point véritablement inquiétant le concernant touche, encore et toujours, à sa participation au jeu offensif, où ses relances ne font pour l’instant pas le régal d’Henry ou Trezeguet.
William Gallas
Excédé par l’égalisation coréenne au match précédent, le joueur de Chelsea avait visiblement à cœur de laisser une autre image que celle d’un homme battu sur sa ligne. Avec la hargne qui le caractérise, il a donc sauvé plusieurs situations chaudes, sa colonne débit ne comportant qu’un oubli sur Kader qui aurait cependant pu coûter cher. On attend désormais avec impatience son duel avec «El Nino», alias Fernando Torres.
Mikaël Silvestre
La déception tricolore de ce match. Pour sa première rencontre dans ce Mondial en remplacement d’Abidal, suspendu, le Mancunien aura souffert face à Senaya sur son côté gauche. Pire, son entente avec Malouda fut au mieux hésitante, au pire inexistante. Si le Red Devil comptait sur ce match pour marquer des points et retrouver une place de titulaire, c’est raté.
Patrick Vieira
Le grand monsieur de cette partie. Pour faire taire les critiques assurant qu’il était fini, «Pat» s’est offert un match d’anniversaire de gala. Monstrueux dans la récupération, où il sembla retrouver ses jambes de 20 ans pour effectuer un pressing aussi haut qu’étouffant, le Turinois eut aussi l’immense mérite de venir soutenir ses attaquants dès qu’il le pouvait. Et cette fois, aucun arbitre n’a pu lui retirer son but, inscrit d’une belle frappe dans la surface à la 55e minute, avant de dévier le ballon de la tête pour Henry sur le 2-0. Le but de la délivrance pour les Bleus et le plus beau symbole du retour, à 30 ans, du grand Vieira qui est sorti à la 80e minute sous les acclamations méritées du public. Entré à sa place, Alou Diarra a vécu un baptême mondialiste tranquille, dans une fin de match sans passion.
Claude Makelele
Comme trop souvent, le milieu de terrain français n’a tourné véritablement que sur un cylindre. En effet, lorsque Vieira est au top, le milieu de Chelsea s’éteint et inversement. Averti logiquement à la demi-heure de jeu, Makelele n’a pas eu son volume de jeu habituel dans la récupération, ce qui finalement n’était pas très grave vu l’activité de compère de l’entrejeu. Plus embêtant en revanche est son important déchet dans la relance, avec des transmissions approximatives et des difficultés à accélérer le jeu.
Florent Malouda
Du bon et du moins bon pour le Lyonnais. Visiblement très en jambes, le Gone n’a jamais rechigné à se replier très bas en défense, pour aider un Silvestre en difficulté. Conséquence ou pas de cette débauche d’énergie, «Flo» n’est parvenu qu’épisodiquement à transpercer le rideau défensif togolais. En revanche, la qualité de ses frappes, toutes cadrées, ont sérieusement chauffé les gants d’Agassa. Définitivement indispensable mais peut mieux faire. Remplacé par Sylvain Wiltord à un quart d’heure de la fin, qui n’aura pas montré de réel mieux quant à son état de forme.
Franck Ribéry
Le Marseillais n’a décidément pas fini de faire débat, sa prestation contre le Togo étant symptomatique de tout ce qu’il peut apporter de bien à cette équipe de France… Et de tout ce qui lui manque encore à ce niveau-là. Tranchant, remuant, jouant toujours vers l’avant, «Scarface» fut de loin le Tricolore le plus dangereux et il eut le mérite d’offrir le but à Vieira. En revanche, par deux fois, dans des positions pourtant idéales, l’Olympien a expédié ses frappes haut dans les tribunes de Cologne. Sans oublier que par instant, il apparaît encore un brin timoré, hésitant à prendre sa chance même si sa passe décisive pour Trezeguet n’était pas hors jeu…. Entré à sa place à la 77e minute, Sidney Govou n’aura pas eu l’occasion de se mettre en valeur mais il peut savourer sa première participation à un match de Coupe du Monde.
Thierry Henry
Si l’on attend encore le grand Titi d’Arsenal, au moins celui-ci a-t-il réussi à inscrire un but sur l’une de ses rares occasions du match. Son deuxième de ce Mondial. Très motivé en début de match, où il se décalait très souvent sur le côté gauche pour mieux repiquer, le Gunner a cependant déçu en ne parvenant que trop rarement à faire la différence balle au pied. Mais sa participation aux offensives tricolores est toutefois précieuse, ne serait-ce que par la qualité de son jeu de passes.
David Trezeguet
On ne sait pas trop quoi penser de sa performance. D’un côté, sa volonté de participer aux attaques, sa grande disponibilité, sa faculté de remiser dos au but ont fait beaucoup de bien à l’équipe de France. Mais d’un autre côté, il doit finir cette rencontre avec au moins deux buts au compteur, comme sur cette tête où il est seul dans la surface et qu’Agassa claque en corner (7e). Ou cette frappe en pivot qui effleure le poteau gauche du portier africain (5e). Une prestation contrastée donc, mais qui globalement plaide en sa faveur et au retour d’un système à deux pointes. (sport24)
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