(Reuters) - Zinedine Zidane disputera ce dimanche le dernier match de sa carrière et sa deuxième finale de Coupe du monde, privilège réservé à une poignée de joueurs dans l'histoire de l'épreuve.
Comme il l'avait annoncé bien avant le début de la compétition, le capitaine des Bleus va se retirer après 12 années et 108 sélections.
A 34 ans et lassé par une aventure débutée à Cannes en 1988, Zizou était revenu sous le maillot étoilé pour cette unique raison: réussir sa sortie, faire dignement ses adieux et, au fond de lui-même, démontrer qu'il fut le plus grand joueur qu'ait connu l'équipe de France.
"Je suis heureux que nous soyons en finale pour Zidane mais aussi pour (Lilian) Thuram ou (Claude) Makelele. Je suis heureux parce que cela n'est pas encore terminé pour ces grands joueurs qui vont prendre leur retraite", a commenté Raymond Domenech.
"Il est mieux que cela ne se soit pas achevé dans le dépit et l'oubli d'un France-Grèce (en quart de finale de l'Euro2004)", a-t-il ajouté.
Cette ultime apparition de Zidane est attendue par tout un peuple, par ces mêmes supporters qui avaient scandé son nom inscrit en lettres de lumière sur l'Arc de Triomphe le 12 juillet 1998.
Le match de tous les matches était au fond le seul qui pouvait convenir pour la sortie de ce joueur au talent exceptionnel, au tempérament timide et parfois violent, détestant l'injustice plus que tout autre chose.
Au bout de cette trajectoire, Zidane restera comme le symbole d'une génération qui a tout gagné, qui a connu tous les honneurs et qui a finalement écrit les plus belles pages de l'histoire du football tricolore.
La comparer à ses devancières, celles de Just Fontaine ou de Michel Platini, serait vain mais il faut constater que c'est avec elle que s'est forgé le culte de la victoire.
A l'heure de se retirer et de devenir l'ambassadeur du Real Madrid, Zidane reste le joueur le plus cher de la planète.
Son transfert de 75 millions d'euros de la Juventus de Turin au club castillan, neuf fois champion d'Europe, n'a jamais été dépassé, ni même égalé.
Cet ultime match ne manque pas de saveur au regard de l'histoire récente des Bleus.
Héros de la finale face au Brésil à Paris, blessé et incapable d'éviter l'humiliation de 2002 en Corée du Sud, déçu et frustré par les mésententes lors de l'Euro2004, Zidane a ressurgi de ses cendres lors de cette Coupe du monde.
L'on pouvait penser que le championnat d'Europe en Belgique et aux Pays-Bas resterait comme son chef d'oeuvre personnel, sa performance la plus convaincante et la plus aboutie.
"Allemagne 2006" fut encore plus fort.
Après un premier tour dont il retiendra qu'il a écopé de deux cartons jaunes et d'une suspension, Zidane s'est métamorphosé comme le reste de l'équipe.
Face à l'Espagne, il fut tout simplement époustouflant, exactement comme il l'avait été dans le petit stade champêtre de Bruges lors du quart de finale de l'Euro2000.
Mais c'est face au Brésil qu'il a touché du doigt la grâce.
Pendant 90 minutes, le capitaine des Bleus fut au-dessus de tout le monde, de ses adversaires et de ses partenaires, offrant le but de la victoire à Thierry Henry.
S'il a été moins à son avantage contre le Portugal, son travail fut plus discret, sans être moins déterminant.
Le regard noir et déterminé, ne doutant pas un instant de son talent, il transforma presque sans élan le penalty qui envoya la France en finale.
Dimanche à Berlin, il va retrouver l'Italie, où il a vécu pendant cinq années et qui, elle aussi, l'avait adopté comme un roi.
"Jusqu'à présent il était impossible de dire par avance si cela allait être le dernier match de Zidane. Mais cette fois, c'est sûr", a lancé Domenech, avec un sourire.
"Je suis simplement content, car en plus ce sera face à l'Italie. Ce sera une fin digne de lui, digne de l'immense champion qu'il est."
Six joueurs français, Zidane, Barthez, Thuram, Vieira, Henry et Trezeguet, déjà sacrés champions du monde en 1998, peuvent remporter un 2e titre mondial s'ils battent l'Italie.
21 joueurs seulement ont réalisé ce fabuleux doublé, et un seul parmi ceux-là, Pelé, a remporté 3 fois l'épreuve (1958, 1962, 1970). 13 coéquipiers de Pelé ont réalisé le doublé 1958-1962. Quatre Italiens, dont l'attaquant et capitaine Giuseppe Meazza, l'avaient fait en 1934-1938. Un seul Argentin, Daniel Passarella, a été sacré en 1978 et 1986. Enfin, les Brésiliens Cafu et Ronaldo ont remporté les Mondiaux 1994 (où Ronaldo ne joua pas une minute) et 2002.
Le petit prodige portugais Cristiano Ronaldo a été conspué chaque fois qu'il touchait la balle contre la France.
Il payait ainsi le rôle trouble joué dans l'exclusion de l'Anglais Wayne Rooney, son coéquipier à Manchester United, en quarts.
Quand Rooney a marché sur le bas-ventre de Ricardo Carvalho, Cristiano Ronaldo s'est précipité sur l'arbitre, qui a finalement donné un carton rouge à l'Anglais.
La télévision a capté un étrange sourire sur les lèvres du N.17 portugais, qui regardait alors son banc. La presse anglaise a aussitôt demandé à MU de le transférer. Et le jeune Portugais a aggravé son cas mercredi par une simulation pour obtenir un penalty...
(AP Photo/Kevork Djansezian)
Record d'audience mercredi soir pour TF1 qui retransmettait la rencontre Portugal-France en direct.
Une moyenne de 22 199 760 de téléspectateurs et une part d'audience de 76,7%.
Le pic d'audience est intervenu à 22h52, avec 25 114 880 de téléspectateurs.
Le précédent record était de 21,4 millions lors de la finale de l'Euro 2000, France-Italie.
Portugal - France : 0 - 1
La France est Finaliste !!!!!!!!!!!!!!
Non seulement Zinédine Zidane n'est toujours pas à la retraite, mais c'est lui qui a éliminé le Portugal en marquant sur penalty le but de la victoire, samedi à l'Allianz Arena de Munich.
Une fin de carrière en apothéose pour le meilleur joueur de la décennie écoulée. Le 9 juillet à l'Olympiastadion de Berlin, Zinédine Zidane dira adieu au football en jouant une finale de Coupe du monde, face à l'Italie. Le sélectionneur Raymond Domenech s'attendait à ce que cette demi-finale soit plus dure encore que le 8e de finale contre l'Espagne ou que le quart de finale contre le Brésil. Il avait raison, tant les Portugais ont mené la vie dure à une équipe de France héroïque, qui a arraché sa victoire dans la douleur. D'entrée Zidane a marqué cette demi-finale de son empreinte en remportant le match de l'applaudimètre lors de la présentation des équipes. Cristiano Ronaldo, lui, s'est vite adjugé la médaille d'or des sifflets et huées en tous genres, dès qu'il touchait le ballon. Le petit prodige portugais s'est fait une réputation de simulateur et de "chambreur". Les supporters français, nombreux dans les tribunes de l'Allianz Arena, lui ont vite fait savoir ce qu'ils en pensaient. Les deux équipes étaient visiblement un peu paralysées par l'enjeu, la peur de prendre des cartons et de rater la finale pour la moitié des joueurs présents sur le terrain, et la crainte de l'adversaire. Rayonnants et dominateurs face au Brésil en quarts de finale, les Français ont tout de suite été mis sur le reculoir par la technique et l'allant des Portugais, excellents en milieu de terrain. Les occasions étaient portugaises, mais c'est la France qui a ouvert le score sur un penalty pour fauchage de Thierry Henry par Ricardo Carvalho dans la surface. Quand est survenu ce penalty pour fauchage de Thierry Henry, il ne fallait pas trembler. Zinédine Zidane n'a pas tremblé. Comme à l'Euro-2000 en demi-finale contre les Portugais, Zizou a marqué sur penalty le but de la victoire. Le capitaine des Bleus n'a pas laissé passer l'occasion de donner l'avantage à la France. Il restait 57 minutes à tenir. La France a tenu. Héroïques, les Bleus se sont arc-boutés en défense, abandonnant le ballon aux Portugais. Mais les vagues d'assaut lancées par Deco, Figo, Maniche et Cristiano Ronaldo se sont toutes brisées sur l'arrière-garde française avec un Lilian Thuram infranchissable, désigné homme du match. Ribéry, Zidane, Vieira, Thuram, Sagnol et Saha étaient sous la menace d'un carton jaune qui les aurait privés de finale. Seul Saha ratera l'événement. Il faut dire que l'arbitre uruguayen Jorge Larrionda a beaucoup laissé jouer dans ce match où les joueurs se sont auto-censurés. La série continue : la France élimine le Portugal en demi-finale comme à l'Euro-1984 et à l'Euro-2000. Ces deux fois-là, les Bleus avaient eu le bon goût de remporter le trophée dans la foulée. Bien entendu, les Italiens ne l'entendent pas de cette oreille, mais les Bleus sont animés par une énorme motivation : celle d'offrir à Zinédine Zidane le plus beau des cadeaux d'adieux : la Coupe du monde. (afp)
Statistiques Portugal
Buts : 0
Frappes cadrées : 5
Tirs : 12
Fautes : 18
Corners : 8
Coups francs : 1
Hors jeux : 4
But contre son camp : 0
Cartons jaunes :1
Cartons rouges : 0
Possession : 59%
Statistiques France
Buts : 1
Frappes cadrées : 4
Tirs : 5
Fautes : 11
Corners :3
Coups francs : 0
Hors jeux : 0
But contre son camp : 0
Cartons jaunes : 1
Cartons rouges : 0
Possession : 41%
Avertissements
Carton jaune Portugal : Ricardo Carvalho
Carton jaune France : Louis Saha
1ère mi-temps Portugal - France : 0 - 1
La France mène à la fin de cette mi-temps 1 à 0, grâce à un pénalty tiré par Zinédine Zidane à la 33'.
L'Italie est qualifiée pour la Finale !!!
Buts : Fabio Grosso (119') et Alessandro Del Piero (121')
Ce soir aucune des deux équipes n'a réussi à faire la différence pendant le temps réglementaire.
C'est seulement après les prolongations que l'Italie a ouvert le score à la 119', grâce à un but de Fabio Grosso. Deux minutes plus tard, Allessandro Del Piero a mis fin définitivement au rêve de l'Allemangne, en marquant à son tour.
L'Italie est donc le premier qualifié pour la finale qui aura lieu le 9 juillet prochain à 20h00 à l'Olympiastadion de Berlin. Elle affrontera le vainqueur de la rencontre Portugal - France qui sera disputée demain à 21h à Munich.
L'Allemagne devra elle se contenter du match pour la troisième place le 8 juillet à Stuttgart.
Statistiques Allemagne
Buts : 0
Frappes cadrées : 2
Tirs : 13
Fautes : 21
Corners : 4
Coups francs : 1
Hors jeux : 2
But contre son camp : 0
Cartons jaunes :2
Cartons rouges : 0
Possession : 43%
Statistiques Italie
Buts : 2
Frappes cadrées : 10
Tirs : 15
Fautes : 19
Corners :12
Coups francs : 1
Hors jeux : 11
But contre son camp : 0
Cartons jaunes : 1
Cartons rouges : 0
Possession : 57%
Avertissements
Cartons jaune Allemagne : Tim Borowski, et Christoph Metzelder
Carton jaune Italie : Mauro Camoranesi
Une statue de Ronaldinho, mesurant 7 mètres de haut, a été détruite dans une ville du sud du Brésil après l'élimination de la Seleçao par la France, samedi en quarts de finale.
La statue, en résine et en fer, qui se trouvait sur une place de la ville de Chapeco, dans l'Etat de Santa Catarina, a été brûlée dans la nuit de samedi à dimanche. Le monument représentait le joueur du FC Barcelone, originaire de l'Etat voisin du Rio Grande do Sul, avec un ballon. Il avait été inauguré en 2004 quand Ronaldinho avait été désigné meilleur joueur du monde par la Fifa.
Robert Pires est catégorique: la demi-finale France-Portugal qui se dispute mercredi à Munich "se jouera sur un détail ou un coup de pied arrêté".
Dans une interview publiée mardi par "L'Equipe" à la veille de la première confrontation en Coupe du monde entre les deux équipes, le milieu de terrain français d'origine portugaise considère que "compte tenu de l'enjeu", cette demi-finale "sera identique" au match "un peu ennuyeux" Angleterre-Portugal qui s'est conclu par un match nul et une victoire portugaise aux tirs au but (1-3).
"Il est très dur, dans un tel contexte de prendre des risques. Notre force, c'est de tenir la route sur le plan physique. Et les cadres sont présents", souligne le futur sociétaire du club espagnol de Villareal.
A propos de l'équipe du Portugal, Robert Pires note qu'"ils ont du métier": "Ils savent jouer et provoquer leurs adversaires. Il faudra être patients, malins et ne pas répondre comme l'a fait Watyne Rooney. C'est leur tactique. Car c'est le deuxième geste qui est sanctionné, pas le premier", note l'ancien d'Arsenal avant de rappeler que six joueurs tricolores sont sous la menace de rater la finale en cas de nouveau carton jaune.
Pour Pires, "l'équipe de France sera championne du monde grâce aux joueurs" et la prestation du sélectionneur Raymond Domenech n'y sera "bien sûr" pour rien: "Il ne m'a pas fait de cadeaux. Je ne lui en ferai pas non plus. Mais bon, j'espère sincèrement qu'ils seront champions du monde", ajoute-t-il en reconnaissant avoir "mal vécu" de ne pas être retenu par Domenech. "C'était un manque de respect".
Mercredi soir, le coeur de Robert Pires battra pour les Bleus: "C'est vrai, mon père est portugais et ma famille vit encore au Portugal. Mais je n'oublie pas où je suis né et où j'ai appris le football". AP
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Mardi 04 Juillet à 21h
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Mercredi 05 Juillet à 21h
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